|
Pouvez-vous nous décrire votre parcours professionnel dans le secteur des Carrières ?
« Je suis un autodidacte du métier puisque à la base j’ai une formation de chaudronnier. C’est en 1988, que j’ai fait mes premiers pas dans les carrières en occupant les postes suivants : la conduite d’engin, la maintenance, la bascule / logistique transport, le chargement train et puis le laboratoire.
Tout ceci en 10 années d’ancienneté, ensuite j’ai eu l’opportunité de gravir les échelons en devenant chef de carrière. C’est à ce moment-là, que l’entreprise m’a proposé de suivre le CQP Chef de Carrière en formation continue pour m’apporter les compléments nécessaires à mon nouveau poste. La dimension commerciale est venue ensuite.
Aujourd’hui, je suis chef d’agence et j’ai sous ma responsabilité 6 carrières et 5 centrales à béton, le tout représentant 95 personnes »
Vous êtes également membre du jury CQP, qu’est-ce qui vous a conduit à occuper cette fonction ?
« Il faut selon moi, que le jury soit composé de professionnels confirmés et qui connaissent bien la formation.
Ceci est la garantie de la pertinence des jugements et empêche toute complaisance.
Personnellement, le fait de participer à ces jurys permet de m’assurer que la formation est toujours d’aussi bonne qualité et que le CQP conserve une valeur reconnue sur le marché du travail. »
Sur quels critères se base le jury CQP lors de l’examen ?
« Pour le CQP de Chef de Carrière, le critère essentiel, c’est que le candidat doit être un bon manager ; dans le cas contraire, c’est éliminatoire. Les compétences techniques ne sont jugées que dans un deuxième temps.
S’inscrire dans un CQP uniquement pour suivre la formation, ne suffit pas lors du passage devant le jury.
Il est donc important lors des recrutements ou lors de promotions d’être vigilant à ce que la personne qui sera formée ait le potentiel d’un bon manager.
Pour le CQP de Pilote d’installation, il faut avoir compris les fondamentaux techniques. »
Quelles sont les conditions de réussite pour que la démarche soit une réussite pour l’entreprise et pour le salarié ?
« Il ne faut pas négliger l’importance du tuteur et prendre le temps d’accompagner le salarié
Ce suivi permet d’identifier les difficultés et de pouvoir les prendre en main »
Avec le recul, quel regard portez-vous sur la démarche ?
« Le CQP a bien évolué grâce notamment à la création du centre de Bessières qui a permis aux entreprises et aux salariés de disposer d’un centre de formation à proximité.
CEFICEM a su apporter les compléments de formation nécessaires pour être en adéquation avec les besoins de la profession.
Enfin, les nouvelles méthodes d’évaluation minimisent les risques d’erreur d’évaluation lors du passage devant le jury »
Les salariés ont également la possibilité de valider un CQP, par le biais de la Validation des Acquis et de l’Expérience (VAE), qu’en pensez-vous ?
« Ce dispositif est intéressant car il permet au salarié de valider ses compétences, et de passer à un autre stade dans sa carrière et dans la place qu’il occupe dans l’organisation.
Le salarié devient également un formateur référent au sein de l’entreprise lorsqu’il a obtenu sa VAE sans formation. »
|