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Les options du CPT Imprimer  

David Henry, président les jurys d’examen du CPT en Bretagne

David HENRY co-dirige les Carrieres et TP Henry Frères et la Carriere Du Gue Morin près de Fougères (35) en Bretagne.

Il est Président du collège Granulats au sein de l’UNICEM Bretagne et Conseiller de l’Enseignement Technique pour le Minage.

A ce titre il préside les jurys d’examen du CPT (Certificat de Préposé au Tir) en Bretagne. Nous l’avons interrogé à propos de la formation dans le domaine du minage.

  – Dans la profession, on a coutume de dire que le minage est la première étape du process de production. Comment cela se passe-t-il dans vos entreprises ?

David HENRY : Effectivement, outre les aspects administratifs et fonciers, le minage est la première étape du process de production.
Le minage est composé successivement de l’implantation, de la foration, de la mise en oeuvre de l’explosif et du tir de mine en lui-même en passant par le calcul des plans de tir.
Nous avons fait le choix dans nos carrières de maîtriser l’ensemble de ce processus. Nous avons notre propre foreuse, et réalisons nous-mêmes l’implantation, le calcul des charges et le choix des explosifs (avec le conseil de notre fournisseur Titanobel). Nous faisons tout de même appel à notre fournisseur d’explosif pour l’aide au chargement mais réalisons aussi le déclenchement des tirs électriques nous-mêmes.
Cette manière de faire nous permet de garder la pleine maîtrise de ce poste, étape primordiale dans le fonctionnement d’une carrière. Elle nous offre également une souplesse d’intervention.
Le rendement de l’installation est directement lié à la granulométrie du tir, c’est donc un élément de première importance.

  Quelles compétences sont nécessaires pour réaliser les différentes phases lors de la mise en œuvre d’un tir ?

David HENRY : Avant tout il faut une attitude : être calme et posé, tant lors de l’implantation du tir que lors de la foration. La précipitation est souvent la source d’incident.
Il faut aussi des notions de calcul et de la rigueur, nécessaires pour le calcul de charge et le chargement des explosifs. Lorsque l’on manipule des explosifs, il convient de ne pas être trop sûr de soi et de rester humble, on ne badine pas avec la sécurité.
Évidemment, des connaissances spécifiques à ce métier sont nécessaires, et l’obtention de l’examen appelé CPT (certificat de préposé au tir de mine) est indispensable. C’est un diplôme de niveau V (CAP) délivré par l’Éducation Nationale.

  Pour obtenir ces compétences, de quelles formations a besoin le personnel ? Pourquoi ?

David HENRY : Le Certificat de Préposé au Tir (CPT) est le diplôme nécessaire et indispensable pour permettre la mise en œuvre des explosifs en respectant la sécurité et le plan de tir. Une fois le CPT obtenu, le titulaire doit posséder une habilitation préfectorale ainsi qu’un permis de tir délivré par son employeur.
C’est la porte d’entrée.
Le CPT s’obtient à la suite d’une formation d’une durée d’une semaine dont une journée sur le terrain. Elle comprend les aspects théoriques et pratiques liés à la mise en œuvre des explosifs. Pour ma part, il me paraît indispensable de bien choisir l’organisme de formation pour un métier aussi sensible en termes de sécurité, et CEFICEM – l’organisme de formation pour notre activité - dispose de formateurs de qualité. Pour le candidat, l’idéal est d’avoir une expérience minimum en entreprise, au moins en tant qu’observateur.
L’examen du CPT de base se déroule sur une durée d’une demi-journée et se décompose en trois épreuves, deux en salles et une sur le terrain. Ces trois épreuves sont une étude de cas, la technologie sécurité et l’épreuve pratique en situation réelle. Le résultat de l’examen est connu dès la délibération du jury qui suit.


Des options complémentaires du CPT sont également nécessaires en fonction des modes de tir rencontrés sur les sites d’extraction. Chaque option, d’une durée minimale de 8 heures, est validée par un examen qui comprend une épreuve orale de technologie-sécurité et une épreuve de pratique ou simulation.
Enfin, selon le poste occupé par les personnes chargées d’élaborer ou de mettre en œuvre le tir, des formations complémentaires sont également nécessaires : conduite des engins de foration, calcul et analyse des plans de tirs, maîtrise des phénomènes vibratoires par exemple.

Aller plus loin

Voir la liste des actions de formation en lien avec le minage : cliquez-ici

Contactez votre délégation régionale (utiliser la carte à droite pour obtenir ses coordonnées).
 

Par ailleurs, vous présidez en tant que Conseiller de l’Enseignement Technique (CET) les jurys d’examen CPT en Bretagne. Comment avez-vous été nommé ? Pour quelle durée ? En quoi cela consiste-t-il ? Quelle est la charge de travail pour cette activité ? Quelle compétence, quelle expérience est-il nécessaire d’avoir ?

David HENRY : Lorsque mon prédécesseur M. Yannick GAINCHE (Groupe PIGEON) a fait valoir ses droits à la retraite, j’ai été nommé CET par l’académie sur proposition de l’organisation professionnelle l’UNICEM. Titulaire du CPT, cela faisait déjà une dizaine d’année que je participais au jury en tant qu’examinateur.
Cette fonction, d’une durée de 6 ans, consiste à proposer aux services de l’Inspection Académique une composition du jury avec les conseils du Délégué CEFICEM, à veiller au bon déroulement des épreuves, à présider et arbitrer la délibération du jury. Il faut avoir connaissance des référentiels d’examen et savoir mener des débats et être diplomate notamment lors de la proclamation des résultats d’examen.
Il est souhaitable que les membres professionnels du jury soient aussi titulaires du CPT et/ou des options complémentaires.
C’est une charge de travail d’environ 5 à 10 demi-journées par an en fonction du nombre d’examens réalisé chaque année par CEFICEM.
Au-delà, un bon boutefeu doit avoir de l’expérience. Comme je l’ai dit plus haut, il peut compléter sa formation par la mise en place de parcours professionnalisants financés dans le cadre de périodes de formations.
N’oublions pas que dans tous les cas le chef d’entreprise est responsable, même si cette activité est sous-traitée, de la maîtrise de l’activité Minage (implantation, foration, calcul du plan de tir, exécution du tir, phénomènes vibratoires…) vis-à-vis des riverains, des organismes de tutelle. N’hésitons pas à former notre personnel !

 


En savoir plus

Le Certificat de Préposé au Tir

David Henry, président les jurys d’examen du CPT en Bretagne

David HENRY co-dirige les Carrieres et TP Henry Frères et la Carriere Du Gue Morin près de Fougères (35) en Bretagne.

Il est Président du collège Granulats au sein de l’UNICEM Bretagne et Conseiller de l’Enseignement Technique pour le Minage.

A ce titre il préside les jurys d’examen du CPT (Certificat de Préposé au Tir) en Bretagne. Nous l’avons interrogé à propos de la formation dans le domaine du minage.

  – Dans la profession, on a coutume de dire que le minage est la première étape du process de production. Comment cela se passe-t-il dans vos entreprises ?

David HENRY : Effectivement, outre les aspects administratifs et fonciers, le minage est la première étape du process de production.
Le minage est composé successivement de l’implantation, de la foration, de la mise en oeuvre de l’explosif et du tir de mine en lui-même en passant par le calcul des plans de tir.
Nous avons fait le choix dans nos carrières de maîtriser l’ensemble de ce processus. Nous avons notre propre foreuse, et réalisons nous-mêmes l’implantation, le calcul des charges et le choix des explosifs (avec le conseil de notre fournisseur Titanobel). Nous faisons tout de même appel à notre fournisseur d’explosif pour l’aide au chargement mais réalisons aussi le déclenchement des tirs électriques nous-mêmes.
Cette manière de faire nous permet de garder la pleine maîtrise de ce poste, étape primordiale dans le fonctionnement d’une carrière. Elle nous offre également une souplesse d’intervention.
Le rendement de l’installation est directement lié à la granulométrie du tir, c’est donc un élément de première importance.

  Quelles compétences sont nécessaires pour réaliser les différentes phases lors de la mise en œuvre d’un tir ?

David HENRY : Avant tout il faut une attitude : être calme et posé, tant lors de l’implantation du tir que lors de la foration. La précipitation est souvent la source d’incident.
Il faut aussi des notions de calcul et de la rigueur, nécessaires pour le calcul de charge et le chargement des explosifs. Lorsque l’on manipule des explosifs, il convient de ne pas être trop sûr de soi et de rester humble, on ne badine pas avec la sécurité.
Évidemment, des connaissances spécifiques à ce métier sont nécessaires, et l’obtention de l’examen appelé CPT (certificat de préposé au tir de mine) est indispensable. C’est un diplôme de niveau V (CAP) délivré par l’Éducation Nationale.

  Pour obtenir ces compétences, de quelles formations a besoin le personnel ? Pourquoi ?

David HENRY : Le Certificat de Préposé au Tir (CPT) est le diplôme nécessaire et indispensable pour permettre la mise en œuvre des explosifs en respectant la sécurité et le plan de tir. Une fois le CPT obtenu, le titulaire doit posséder une habilitation préfectorale ainsi qu’un permis de tir délivré par son employeur.
C’est la porte d’entrée.
Le CPT s’obtient à la suite d’une formation d’une durée d’une semaine dont une journée sur le terrain. Elle comprend les aspects théoriques et pratiques liés à la mise en œuvre des explosifs. Pour ma part, il me paraît indispensable de bien choisir l’organisme de formation pour un métier aussi sensible en termes de sécurité, et CEFICEM – l’organisme de formation pour notre activité - dispose de formateurs de qualité. Pour le candidat, l’idéal est d’avoir une expérience minimum en entreprise, au moins en tant qu’observateur.
L’examen du CPT de base se déroule sur une durée d’une demi-journée et se décompose en trois épreuves, deux en salles et une sur le terrain. Ces trois épreuves sont une étude de cas, la technologie sécurité et l’épreuve pratique en situation réelle. Le résultat de l’examen est connu dès la délibération du jury qui suit.


Des options complémentaires du CPT sont également nécessaires en fonction des modes de tir rencontrés sur les sites d’extraction. Chaque option, d’une durée minimale de 8 heures, est validée par un examen qui comprend une épreuve orale de technologie-sécurité et une épreuve de pratique ou simulation.
Enfin, selon le poste occupé par les personnes chargées d’élaborer ou de mettre en œuvre le tir, des formations complémentaires sont également nécessaires : conduite des engins de foration, calcul et analyse des plans de tirs, maîtrise des phénomènes vibratoires par exemple.

Aller plus loin

Voir la liste des actions de formation en lien avec le minage : cliquez-ici

Contactez votre délégation régionale (utiliser la carte à droite pour obtenir ses coordonnées).
 

Par ailleurs, vous présidez en tant que Conseiller de l’Enseignement Technique (CET) les jurys d’examen CPT en Bretagne. Comment avez-vous été nommé ? Pour quelle durée ? En quoi cela consiste-t-il ? Quelle est la charge de travail pour cette activité ? Quelle compétence, quelle expérience est-il nécessaire d’avoir ?

David HENRY : Lorsque mon prédécesseur M. Yannick GAINCHE (Groupe PIGEON) a fait valoir ses droits à la retraite, j’ai été nommé CET par l’académie sur proposition de l’organisation professionnelle l’UNICEM. Titulaire du CPT, cela faisait déjà une dizaine d’année que je participais au jury en tant qu’examinateur.
Cette fonction, d’une durée de 6 ans, consiste à proposer aux services de l’Inspection Académique une composition du jury avec les conseils du Délégué CEFICEM, à veiller au bon déroulement des épreuves, à présider et arbitrer la délibération du jury. Il faut avoir connaissance des référentiels d’examen et savoir mener des débats et être diplomate notamment lors de la proclamation des résultats d’examen.
Il est souhaitable que les membres professionnels du jury soient aussi titulaires du CPT et/ou des options complémentaires.
C’est une charge de travail d’environ 5 à 10 demi-journées par an en fonction du nombre d’examens réalisé chaque année par CEFICEM.
Au-delà, un bon boutefeu doit avoir de l’expérience. Comme je l’ai dit plus haut, il peut compléter sa formation par la mise en place de parcours professionnalisants financés dans le cadre de périodes de formations.
N’oublions pas que dans tous les cas le chef d’entreprise est responsable, même si cette activité est sous-traitée, de la maîtrise de l’activité Minage (implantation, foration, calcul du plan de tir, exécution du tir, phénomènes vibratoires…) vis-à-vis des riverains, des organismes de tutelle. N’hésitons pas à former notre personnel !

 


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